Le covid est sous mon toit

Il est enfin là. La star de 2020 a pointé le bout de son nez dans la colocation la plus douce de Paris. La douceur de quatre étudiants plus soudés que jamais. Certainement le teasing de mon prochain article.

Il serait donc arrivé un jeudi soir, il aurait posé sa valise tout un week-end sans que nous fassions très attention (pas du tout même). On a traîné un peu avec lui, on est sorti un peu mais on lui a dit au revoir le dimanche soir à la fin du week-end, il était temps de se dire à bientôt (sans se faire la bise bien-sûr). Mais la tentation des 100m2 était trop grande, il a décidé de rester dormir un peu plus longtemps dans notre nid d’amitié.

On a mis du temps à comprendre, il est vrai. On sait qu’il met beaucoup plus de valises et qu’il amène plus d’affaires chez certaines personnes plutôt que chez d’autres. Alors on n’a pas trop réfléchi.
Puis une première habitante du nid à commencé à traîner beaucoup, avec les valises j’entends. Alors on a compris.

Le verdict est tombé un vendredi. Le voyageur du week-end dernier était bien positif. La suite, on la connaît. Le coton tige dans le pif, il était pour nous quatre.

Samedi, réveil 6h45. On se prenait pour les guerriers du 17eme arrondissement : debout devant le labo à 7h pétante. Je précise parce que ça nous arrive très rarement d’être levés aussi tôt. Une sorte exploit pour lequel je souhaitais mettre un joli point d’honneur. On n’est jamais mieux servi que par soi-même paraît-il.

Lorsque nous sommes arrivés, seulement deux personnes devant nous pour cet événement qu’est le test PCR. Le redouté pour certains, ou une habitude pour d’autres… Quand je dis redouté, je pense surtout à moi je l’avoue. Un peu angoissée sur les bords lorsqu’il s’agit de mettre un pied dans un laboratoire. Et j’ai compris que ça se ressentait quand, après une prise de sang l’an dernier, j’ai eu le droit à un pansement Cendrillon. Un peu cramée la nana, mais j’assume, j’extériorise ici tant qu’à faire.

Mais bon, à quatre on est plus forts. Et il faut dire que j’ai eu le temps de me détendre. Bien entendu, nous avons fait le choix d’être là une heure avant l’ouverture du labo. Quoique, non, c’est faux. On pensait réellement que ce laboratoire, situé à approximativement à trois minutes de notre cocon, ouvrait à 7h30. Mais la surprise fut intense lorsque nous avons compris que le samedi, c’est 8h.

Bon, on a un peu ravalé notre fierté, certes. Mais au moins, on a échappé à une queue de trois heures. Mais tout est relatif. Nous avons attendu au total 1h40. Après ça, le samedi n’a pas été très productif, vous vous en doutez.

23h30. Une notification pour nous quatre. Les regards se croisent, la tension est palpable. Enfin pas vraiment, c’est simplement pour mettre un peu de suspens dans ce papier. Le verdict tombe : une habitante est positive. Dieu merci, ce n’est pas moi #personneàrisque (ancienne asthmatique, quand je rigole trop fort ça m’arrive encore d’avoir besoin de ventoline, no joke).

Après toutes ces péripéties, on a tout de suite mis les choses au clair. Plus de sorties, et renforcement des gestes barrières. Enfin renforcement, tout est relatif. La mise en place, serait plutôt adaptée. Quand on habite à quatre et que le lave-vaisselle est en panne, ça devient tellement plus simple de se prêter les verres… Et puis, le cif est devenu notre meilleur ami. Je parle bien entendu du désinfectant, à quoi pensiez-vous ?

Le goût du confinement du printemps dernier est alors revenu petit à petit, en plein automne cette fois-ci. C’était triste, on avait même hâte au prochain test PCR, parce que ça allait nous donner un objectif dans la semaine et une bonne raison de sortir de l’appartement.

Pendant ce temps là, l’habitante touchée par les méfaits du virus fut, disons-le, complètement éclatée. Immense fatigue, gros rhume, mal de gorge… Elle n’a pas été épargnée malheureusement. Mon petit bout de chou, so sad. Et voici son témoignage :


« Je n’ai pas assez profité avant d’être malade. Respirer, c’est super important »

Voilà. C’était les mots réconfortants d’une personne positive. Mais rassurez-vous, les médicaments ont aidé ! Mais, certains ont été plus durs que d’autres à prendre visiblement. À commencer par le sirop contre la toux, qui je cite est « dégoutant, avec ce goût d’anis ! Pourtant je ne comprends pas, j’adore le Ricard ».

C’est sur ces belles paroles que je termine ce papier. Et peut-être que vous vous demandez si quelqu’un d’autre a attrapé le virus pendant notre pré-confinement, question parfaitement légitime à mon sens. La réponse est non. On est solide apparemment dans cette colocation. Alors, si vous semblez désemparés face à ces deux semaines de confinement, dîtes vous que de sages personnes en sont à trois. On déteste officiellement les gens qui se plaignent. Bisous ! 

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